DIGITAL WOLVES

w/ Lauren Rodz
w/ Lauren Rodz

digital howling saturation

J’écoute souvent de la musique “qui scotche”, de la musique qui par sa beauté ou son intelligence, captive l’attention, suscite l’admiration, s’impose…

Je respecte et j aime cette musique.

Il m’arrive dans certaines circonstances de spectacle ou de travail sur des morceaux, de rechercher et reconnaitre cette musique.

Cependant dans la plupart des circonstances je vais avoir une autre attitude

Pour la rendre sexy je dirais “destructive” ou a contrepied (anti jeu, barbarie, nihilisme, peut être la recherche de l’accident mais deja c’est une posture, plutôt la maitrise d’une technique de jeu erratique (Le coup “sans pensée, sans aspect”))
mais en général je dis “musique pour faire rigoler, pour faire pousser les dents” car je sais que le public, si il ne peut, d’un point de vue socioculturel, l’accepter et la rechercher, peut quand même la comprendre…

Il s agit de casser ou de surjouer les modes de jeu pour arriver a une chose dérangeante qui peut s’imposer comme de la musique mais n’en est pas vraiment (punk = hors académisme)

Que dire de cette performance?
Dans un contexte acide, dangereux, (un bistro), avec une mamie PUNK qui vient t’agresser juste au début du concert… un concert ou deux groupes de PUNK supposés dire leur mal être, disent des formes convenues et esthétisantes entrecoupées de Larsen sémantiques…
Il est clair que nous jouons une idée de notre malaise, et surtout, tout ce qui peut ne pas ressembler aux émotions admises de la musique de bar
ruptures, stridences, bavures… ni de la musique pour méditer ou mentaliser, ni de la musique pour les aéroports ou pour boire un verre
nous ne parlons pas de traitement acoustique, ni de sons bruts, de composition algorithmique… nous parlons d’une urgence intime

Nous vivons dans un monde schizophrénique ou nous avons mis en exil nos attentes, une image idéalisée de nous même qui se tient quelque part entre les mondes virtuels et la pacification du demi réel dans lequel nous existons…
comment en serait il autrement, être vrai c’est ainsi, dire le monde c’est ainsi, urgence et recherche brownienne du vrai moi même avec qui je suis en rupture.
Comme dans le lowercase et les musiques improvisées expérimentales ou le mode de l’improvisation met en évidence la recherche d’un geste pur, d’un lieu intime de réconciliation avec la personne de l’enfance avec la voix intérieure…
Dans cette musique irradiée, comprimée, impensable et mutante, au delà de ce qu’elle décrit de nos expériences et de notre perception de l’organisation du monde, nous exposons ce rapport de souffrance avec notre appareil psychique et corporel…

digital howling wolves

http://blip.tv/laurenrodz/episode-5974858

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